Jeudi 15 mai 2008

 Jusqu'ici, personne n'a trouvé le nom de l'auteur d'interlude1,encore moins le nom du livre où il est extrait.Je vous propose encore celui-ci qui est toujours du même auteur.Bonne lecture et à bientôt.

  1. Qu'il me baise des baisers de sa bouche! Car ton amour vaut mieux que le vin,
  2. Tes parfums ont une odeur suave; Ton nom est un parfum qui se répand; C'est pourquoi les jeunes filles t'aiment.
  3. Entraîne-moi après toi! Nous courrons! Le roi m'introduit dans ses appartements... Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi; Nous célébrerons ton amour plus que le vin. C'est avec raison que l'on t'aime.
  4. Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem, Comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon.
  5. Ne prenez pas garde à mon teint noir: C'est le soleil qui m'a brûlée. Les fils de ma mère se sont irrités contre moi, Ils m'ont faite gardienne des vignes. Ma vigne, à moi, je ne l'ai pas gardée.
  6. Dis-moi, ô toi que mon coeur aime, Où tu fais paître tes brebis, Où tu les fais reposer à midi; Car pourquoi serais-je comme une égarée Près des troupeaux de tes compagnons? -
  7. Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, Sors sur les traces des brebis, Et fais paître tes chevreaux Près des demeures des bergers. -
  8. A ma jument qu'on attelle aux chars de Pharaon Je te compare, ô mon amie.
  9. Tes joues sont belles au milieu des colliers, Ton cou est beau au milieu des rangées de perles.
  10. Nous te ferons des colliers d'or, Avec des points d'argent. -
  11. Tandis que le roi est dans son entourage, Mon nard exhale son parfum.
  12. Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe, Qui repose entre mes seins.
  13. Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troëne Des vignes d'En Guédi. -
  14. Que tu es belle, mon amie, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes. -
  15. Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es aimable! Notre lit, c'est la verdure. -
  16. Les solives de nos maisons sont des cèdres, Nos lambris sont des cyprès. -
par mba ndema communauté : Afrique
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Jeudi 15 mai 2008

Assoumou voulait bien descendre pour aider sa chérie à porter les différents bagages. Mais il était embarrassé parce qu’il pensait qu’Akwavi pouvait le considérer intérieurement comme un non civilisé,à cause de sa vestimentation. Depuis qu’il avait rencontré Akwavi, il commençait à avoir une autre idée de la femme.

Akwavi déchargea donc le véhicule, en portant ,tour à tour, tout ce qu’elle avait acheté à la gare du nord. Elle déposa les éléments du petit déjeuner à la cuisine : mais, elle ne savait pas exactement ce qu’Assoumou aimerait prendre comme petit déjeuner.

Elle entra dans la chambre où les yeux d’Assoumou brillait d’amour et de joie d’avoir trouvé une femme qui porte à cœur ses problèmes, sans arrières pensées. Jusque là l’idée qu’il avait des femmes se résumait à leur dépendance vis-à-vis des hommes.

Certes, c’était une situation particulière. Mais, un jour, si leur union durait, il pourrait pleinement jouer le rôle qui est le sien ,contre vents et marrées.  Car, dans la vie, il y a toujours des personnes qui passent leur temps à fouiner dans la vie privée des autres.

Ces gens n’ont pas toujours tort dans la mesure où la vie fonctionnent presque toujours avec des valeurs communément admises et qui ,une fois violées, font appel à des interprétations de tout genre.

Un jeune homme  de vingt trois ans qui sort avec une femme de quarante cinq ans est une réalité particulière dans un pays où la plupart du temps, l’homme est toujours plus agé que son épouse, quand ils n’ont pas sensiblement le même âge.

Dans les civilisations africaines cela relève d’une malédiction dans la mesure où les femmes ont des facultés de vieillissement plus avancées que les hommes. Cela, à cause de leur propension à la maternité relative. Dans ces systèmes de pensée, la femme n’est pas un instrument de plaisir, mais un moyen adéquat et responsable de procréation.Ce qui ne signifie nullement que l'acte sexuel en est dépouvu.

Dans les mêmes sociétés, les femmes qui n’ont eu le privilège d’enfanter sont les plus aimées pour  plusieurs raisons : elles sont propres,disponibles pour leur époux ;jouissent

de leur confiance ,garantes de la mystique familiale, et considérablement protégées à cause de leur vulnérabilité quant à leur stérilité matricielle.

Ces femmes  incarnent également la maternité collective. Elles prennent soin de tous les enfants de leur mari, malgré l’hostilité de leurs rivales.

Elles représentent enfin un type de paria dans la famille : on les traite de sorcière parce que n’enfantant pas. A la mort de l’époux, elles subissent un veuvage terrible , inspirée par une vengeance qui tire son origine de leur succès antérieure dans le couple.

Souvent, elles restent fidèles par souvenir de l’amour incomparable du mari  envers elle. Lorsqu’elles sont acculées de toute part,  elle se résignent en disant : « où irai-je encore ? je ne saurai abandonné le foyer de mon époux. J’attends la mort, pour le retrouver dans l’au-delà. »( A SUIVRE)



 

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Jeudi 15 mai 2008

C’est une grande place où les passagers venant de Paris, des villes intérieures et étrangères à la France se rencontrent. La gare du Nord est un type de grand complexe commercial ou l’on trouve un nombre très varié de galeries. Elle traversa les deux Trains à grande vitesse qui ressemblaient au serpent à deux têtes ayant des yeux rouges -feu. L’un allait a Bruxelles et l’autre à Genève,  avec pour destination la gare de Cornevin.

La foule était immense et les hommes avaient des destinations si différentes que tous avaient l’air pressés. En France, les hommes et les femmes le sont toujours : A Roissy Charles de Gaulle, dans la gare du nord, dans les lieux où les passagers empruntent des RER , là où ils attendent le Métro ou les Bus, C’est toujours la même chose.

Les uns et les autres sont à la fois pressés et stressés : on a du mal à découvrir un sourire. Cette attitude se justifie par la gestion du temps et par le souci de bien planifier sa vie et la gestion de ses responsabilités.

Elle choisit donc une galerie qui était spécialisée dans la vente des vêtements d’homme. Elle n’avait pas pris soin de prendre les mesures relatives à la taille et à la pointure de son partenaire. Elle imagina qu’il portait du 42 en pantalon, du 42 en chemisette et du 43 en chaussure.

Elle choisit deux pantalons jeans, deux polos de type Lacoste, deux costumes super 140, deux paires de chaussure italienne, une paire de mocassin en cuir foncé et deux paires de chaussettes fines chinoises assorties aux costumes.

En sortant de la dite galerie, elle marcha trois mètres et entra dans une pâtisserie où elle acheta deux croissants, deux chaussons, deux brioches, deux baguettes.

Plus loin, elle s’arrêta devant un kiosque à journaux : elle acheta le monde diplomatique, le Nouvel Observateur, Jeune Afrique Economique , le quotidien l’Union du Gabon et le Journal le Monde.

Elle emprunta la même route, mais en sens contraire. Elle se précipita parce qu’elle avait pris du temps, de peur que le service des contreventions ne lui taxe une amende pour stationnement prolongé ou un motif de mise en fourrière.

Elle atteignit son véhicule, mit tous ses achats sur la banquette arrière. A peine installée sur le volant, regardant derrière par le rétroviseur intérieur, elle aperçut le véhicule du service de la contravention tenter de la pénaliser. Elle quitta le parking et roula sur la voie de la manière la plus régulière possible.

Le véhicule du service de contravention talonnait sa 205 pendant trois minutes : elle croyait être filée .Elle emprunta un virage à gauche, longea une ruelle sur cinquante mètres et prit la ligne droite qui aboutissait dans sa résidence.

 Assoumou attendait impatiemment sa chérie :puis,ayant entendu le crissement des roues sur le plancher, il se leva ,lorgna par le balcon avant .Il se rassura que sa fiancée, celle qu’il aimait, était de retour.(A suivre)

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Jeudi 15 mai 2008

Akwavi venait d’ouvrir les yeux : elle admirait combien sa maison est belle. Au dessus du lit, un vaste et grand miroir de très grande qualité. Ce miroir avait été mis pour permettre de se regarder et s’admirer.

Assoumou, la veille, n’avait pas fait attention à cette réalité. Il était heureux d’avoir remporté cette étape. Il se rassura donc que la suite serait plus glorieuse. Il avait beaucoup apprécié le corps de sa partenaire : sa chaleur, sa fermeté et sa délicatesse.

Akwavi se souvint qu’elle avait promis acheter des nouveaux vêtements  à Assoumou. Elle  lui  dit bonjour et lui demanda comment il avait passé la nuit.

Elle prit soin  d’attacher son pagne à la façon togolaise et se leva après avoir bien protégé son corps. Elle alla à la douche,  prendre son bain. Elle se mit à chanter en Ewé, une chanson populaire. Quelques temps après, elle sortit toujours en pagne. Elle ouvrit sa garde- robe, s’empara d’une grande robe en bazin fin multicolore qui était accroché par un cintre. Elle prit une paire de soutien, assortie avec une gaine et un slip.

Elle alla dans une pièce voisine où elle s’habilla tranquillement : elle enfila son slip, sa gaine, son soutien , porta son pagne en le ceinturant autour  des hanches, mit son haut, se coiffa soigneusement et ajusta son grand foulard.

Elle revint dans la chambre et demanda à Assoumou :

- Asso !Comment me trouves-tu ?

-Tu es la plus raffinée des femmes, mon amour !

-Elle roula  habilement ses yeux de l’intérieur pour exprimer son bonheur d’être aimée. Assoumou se couvrit la partie inférieure de son tronc et s’adossa au mur et l’invita en disant :

-Viens, ici, ma chérie et ma merveille, m’embrasser avant de sortir ! Car, les instants qui vont suivre vont m’être très difficiles , à cause  de ton absence.

-C’est très gentil, mon trésor, je vais dans les galeries de la gare du Nord, non loin d’ici, t’acheter des vêtements.Je ne vais plus à carrefour à cause de la distance.

-C’est très gentil ! je  prends mon mal en patience, accomplis ce que ton cœur te dicte.

Akwavi se parfuma rapidement, ferma la porte de la chambre délicatement, parvint sur les marches d’escalier, aboutit dans le salon situé au rez-de chaussé, traversa la porte centrale, atteignit  son parking et mit en marche  le moteur de sa Peugeot 205 cabriolet. Elle le chauffa en ronflant un instant et démarra en trombe.(A SUIVRE)

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Dimanche 11 mai 2008

Assoumou se réveilla le premier, mais il restait toujours allongé sur son dos. Akwavi dormait encore, le pagne sur ses reins, mais le buste dehors. Elle dormait comme une pierre précieuse, c’était un sommeil de plomb.

Elle était encore plus belle  dans son sommeil. Souvent, la beauté d’une femme est plus authentique à son réveil. Celle qui est liée au maquillage est très superficielle avec des effets secondaires dévastateurs.

Je n’ai absolument rien contre le maquillage : mais je préfère la femme naturelle avec tout son potentiel et sa richesse organique.

Pour enrichir sa beauté, son charme, une femme peut se maquiller. Mais, raisonnablement. Les femmes, dans toutes les races sont belles et très jolies. Aujourd’hui, il n’existe plus de femmes laides : toutes sont excellentes avec des forces et des faiblesses dans tel ou tel compartiment.

En règle général, elles sont toutes merveilleuses pour chaque mari. La femme qui craint l’Eternel est l’un des plus grands  dons que Dieu a fait à l’homme. Celui qui a trouvé son épouse a trouvé le bonheur et les délices de la vie. Le bon choix dans ce domaine est très primordial.

Or, c’est justement à ce niveau que Satan et ses sorciers torpillent le mariage :ils font tout pour mettre ensemble des hommes et des femmes qui ne sont pas faits pour vivre ensemble : d’où les plaintes, et les grincements de dents.

Pour créer le désordre dans le mariage, Satan s’intéresse beaucoup au sexe de la femme. Il aime le sexe de la femme. C’est la raison pour laquelle il veut s’accoupler avec les femmes. Alors que cette relation est illégale et maudite.

Le sexe de la femme est la porte vers le monde dans lequel nous vivons. C’est le tunnel par lequel Dieu nous fait entrer dans notre environnement terrestre .De tous temps, Satan cherche à contrôler les naissances à partir du sexe de la femme. Il  y a des choses qui intéressent Satan dans le sexe de la femme.

Toutes les femmes et tous les hommes doivent tomber d’accord sur la moralisation de la sexualité : ils sont les éléments fondamentaux de la propagation de la vie sur terre. Nous sommes des pères et des mères qui vivent à causes des relations sexuelles antérieures, celles de nos parents. Nos enfants aussi perpètreront notre race de la même manière .(A SUIVRE)

 

 

par mba ndema
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Dimanche 11 mai 2008

Assoumou se retrouva confronté à deux autres réalités : Akwavi était de plus en plus belle et jolie.Sa peau était si lisse et si claire qu’on pensait qu’un mystère la léchait. Elle n’avait pas d’enfant, mais elle avait une poitrine digne d’une fille en pleine puberté. Ses mamelons pointés vers le haut évoquaient une sagaie. Son corps avait des formes harmonieusement arrondies. Son ventre, dissimulé, était plat et sans bourrelet. Ah, il y a des femmes mystérieuses !

Puis, conscient de cette beauté corporelle, Assoumou constata que plus le temps  avançait, plus sa main ne pouvait toucher sa partenaire. Une puissance grande et silencieuse protégeait Akwavi.

La maman Benz ne dormait pas : elle attendait patiemment celui qui avait peur d’elle alors qu’elle avait fait son choix : faire l’amour avec lui, son nouveau chéri !

Assoumou prit son courage et se dit « advienne que pourra. Je vais au bout de ma logique. Jusque là, j’ai réussi, pourquoi avoir peur de celle qui est déjà à ma portée ? Après tout, ce n’est qu’une femme qui ne crache pas le feu ! »

Il étendit  sa main gauche, après avoir vaincu la peur et la crainte. Il doucha délicatement la racine de sa fesse droite, elle se retourna et lui posa la question :

-Qu’attends-tu de moi, mon amour ?

-Mêler mon miel au tien ?

Elle inspira de l’air, expira, et se laissa prendre dans les bras d’Assoumou qui mena ses initiatives jusqu’au bout. Au reveil, le lendemain,il était neuf heures. L’un et l’autre avaient du mal à quitter le lit.(A SUIVRE)

par mba ndema
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Dimanche 11 mai 2008

Ils étaient donc couchés sur le lit. Qui avait la responsabilité de faire le premier pas vers l’autre ?Assoumou ou Akwavi ?

Selon la coutume africaine, c’est l’homme : C’était lui, malgré son âge. Ce n’est pas parce qu’ils sont à l’étranger que les rôles doivent changer. Assoumou ne savait par où commencer. Akwavi s’était bien protégée intimement : collant en bas,  robe de chambre après,  pagne en Bazin multicolore au-dessus. Pour compliquer encore plus l’équation, elle tourna le dos à son partenaire.

Assoumou, en réfléchissant bien, avait trouvé une formule intéressante : dans ses conversations antérieures avec Akwavi deux promesses traversèrent son esprit : le jour du rendez-vous, elle avait dit être venu chercher Assoumou pour passer la nuit ensemble parce qu’elle voulait faire l’amour avec. Dans la journée, Elle lui avait dit : « nous avons toute la nuit ! »

Maintenant, elle a mis sur elle des protections intimes. A t’elle changé d’avis ? Par ailleurs, même si elle voulait, ce n’était pas une affaire aussi facile ?

Akwavi se posait aussi intérieurement des questions : Comment allait-elle faire l’amour avec un partenaire moins âgé qu’elle ? Comment se sentirait-elle dans ses bras ? Comment ferait-elle pour cacher son secret à Assoumou ? Comment répondra  t’elle à d’autres questions ultérieures ? Assoumou avait-il un grand sens de responsabilité pour savoir gérer les secrets  découverts? Pouvait-elle contrôler Assoumou ? Jusqu’où tout cela était-il possible ? N’avait-elle pas commis une erreur en acceptant Assoumou , aussi facilement ?

Tout ceci se présentait comme une équation du premier degré avec plusieurs inconnues. Dans les années antérieures l’un et l’autre n’avaient jamais rencontré ce genre de problème. Les diversités culturelles le compliquaient encore  plus  : Comment introduire corporellement une relation sexuelle dans sa culture ?Comment la conduire de bout en bout ?Comment l’entretenir lorsqu’on  se trouve confronté à des différences culturelles ?

Comment caresser une femme d’une autre nationalité sans faire ce qui est interdit et qui a du prix à ses yeux et à son éducation ? Comment déshabiller une femme africaine d’un certain âge qui s’est protégé de la sorte, sans se faire passer pour un obsédé ?

Comment séduire une femme qui veut faire l’amour avec un partenaire, mais qui garde sa dignité ?Le désir sexuel, quelque soit sa puissance et son charme, ne doit pas  faire perdre notre identité.les hommes et les femmes  de toutes les races ne rencontrent-ils pas de telles expériences, à un moment de leur vie ?C’est comme un voyage vers l’inconnu.(A suivre)

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Dimanche 11 mai 2008

Il y a aussi des hommes ou des femmes qui interdisent aux enfants légitimes de ne plus considérés leur père ou leur mère parce qu’ils sont en problème ou divorcés.

Pourquoi, je reste sensible à propos de ces situations : Pourquoi je ne permettrais jamais que ma femme me quitte ou que je quitte ma femme ? Parce que je me souviens de ce qui s’est passé entre mon père et ma mère : personne n’a jamais reconnu son tort.

Je suis un homme que Dieu a sauvé après le divorce de mon père et de ma mère. Dans ma jeunesse, mon père m’a toujours dit que c’est ma mère qui avait pris la décision de divorcer avec lui .Qu’elle ne nous aimait pas, moi et ma petite sœur.

Ma mère m’a toujours dit que le divorce a eut lieu parce que « ton père me maltraitait et je ne pouvais plus vivre avec lui. Il m’a même interdis de vous voir, en publiant partout que vous êtes des enfants orphelins de mère. »

Dans toute cette affaire, il n’y a donc eut personne pour s’occuper de nos intérêts et dire : « nos enfants n’ont rien avoir dans notre immaturité. Nous devons toujours continuer à vivre ensemble et faire des efforts pour nous libérer de notre orgueil et de notre égoïsme, dans l’intérêt supérieur de notre famille ?

J’avais cinq ans, lorsque mon père et ma mère se sont séparés. Ma petite sœur avait trois ans. Il y a donc quarante trois ans. Ma mère a épousé un français avec lequel elle a eut d’autres enfants et mon père a épousé une gabonaise avec laquelle il a eu d’autres enfants. De cette mésaventure, deux nations sont nées : des français et des gabonais.

A la mort de mon père,le 26 Décembre 1985,ma mère a continué à m’aimer , son époux m’a adopté et s’est occupé de toute ma scolarité universitaire. Aujourd’hui,je suis très fier de lui et des démi-frères et sœurs qui sont nés :Les Méjean.Vive la France !

De l’autre côté, mon père mit au monde d’autres enfants :Assoumou Mbeng Gustave,Bekale be Ndema Bonaventure,Ovono Ndema Maxime,Edzang Ndema Samuel,Yebe Ndema Raissa,Mezene Me Ndema Nina Prudence,Obame Ndema Ines Dieudonné,NNang Ndema Carole.Vive Le Gabon !


 

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Dimanche 11 mai 2008

Akwavi porta pour la circonstance une robe de chambre en soie brillant, avec des broderies au niveau des seins. Elle enroula ses reins d’un pagne bazin multicolore avec de nombreux dessins évoquant les couleurs et les motifs africains. Sous sa robe, un collant noir protégeant parfaitement son intimité. Elle ouvrit son placard rempli de parfumerie, prit un flacon relativement rond,  ayant un contenu rosé : Un Dolce Gabana !

Lorsqu’elle ôta le capuchon noir, elle se parfuma et cette senteur formidable se répandit dans la pièce. Akwavi ? quelle superbe femme ! Elle vint lentement et sûrement, roulant ses reins, comme une danseuse de tamtam,  s’allonger à côté d’Assoumou, après avoir éclairé cette chambre d’une lumière tamisée provenant d’une lampe de chevet en forme de chandelier.

Il faisait un peu froid, cette nuit là. Juste un peu froid , pour se réchauffer l’un contre l’autre. Elle s’allongea sur le côté, préférant regarder le mur et non son amant qui ne savait plus par où commencer. Assoumou se tourna vers elle et admira cette hanche si ronde, si molle, si harmonieuse et si attirante.

Comment allait-il s’y prendre ? Jusque là, il avait bien conduit sa démarche. Là, il se trouvait en face d’une femme africaine mûre : Selon  Akwavi ,l’acte intime est sacré. Ce n’est pas simplement faire l’amour pour le plaisir.

La relation intime entre un homme et une femme n’est pas un choix fortuit et hasardeux : Elle ne doit pas avoir lieu juste pour assouvir un fantasme ou une expérience recherchant uniquement le contentement personnel.

C’est bien plus que cela. Mêlé son souffle au souffle de son amant  n’est pas une décision à prendre dans la précipitation et l’improvisation : L’amour entre un homme et une femme est un univers profond qui peut perdre ou faire vivre ; qui peut donner le dégout ou de l’intérêt. On ne badine pas avec ce genre de chose.

Il y a une grande différence entre aller avec une femme parce qu’on est victime d’un coup de foudre et prendre une partenaire pour la vie : la durée de l’amour se détermine à partir de ces principes insignifiants, mais fondateurs.

L’amour, hier et aujourd’hui, doit s’inspirer des valeurs sures qui sont la sincérité, l a fidélité et la responsabilité. L’amour n’est pas un jeu d’enfant. C’est une expérience réservée pour les hommes mûrs et faits. Le fait que des aventuriers se soient intéressés à ce domaine, la principe fondateur de la vie est menacée de plus en plus et les vertus de l’amour s’avilissent, comme jamais avant.

La plupart des hommes et des femmes se sont fait mordre par le démon de l’amour facile : aujourd’hui, des familles entières, des nations entières sont détruites à cause des

déceptions et des déviations de tout genre. J’aborde ces aspects par expérience et je veux ramener l’ordre là où il n’existe pas.

Dans la plupart des familles du monde, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui ne peuvent plus se parler ou se regarder dans les yeux à cause des torts faits les uns contre les autres. Personne n’a raison : les torts sont partagés. Oui, j’ai été victime de ceci ou de cela. Oui, j’ai été l’auteur de ceci et de cela. Cela me donne t-il le droit de détruire la vie de l’autre à cause de ma raison légitime ? (A SUIVRE)








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Dimanche 11 mai 2008

La douche avait perdu beaucoup de vapeur liée à cet incident. Akwavi reprit les mêmes mouvements sur le robinet. Après, elle demanda  à Assoumou d’entrer dans la douche, pour achever son bain. Elle tourna le dos à celui-ci qui se rinçait le corps. Il demanda la serviette, elle la lui remit et il s’essuya le corps. Ensuite, il voulut à nouveau porter ses vêtements.

-Asso, mon chéri, je te propose de te recouvrir à l’aide de ce peignoir bleu ciel. Je vais déposer ton linge dans le bac à linge .Pendant que tu seras couché, j’irai très tôt dans l’hyper marché carrefour pour t’acheter d’autres vêtements. Pourquoi es-tu triste ?

-J’ai honte de moi, je me sens très embarrassé, ma colombe.

-Je te supplie de ne  pas te culpabiliser. Chaque jour, on apprend toujours quelque chose de nouveau. Attend moi ici mon amour, je vais te chercher une paire de pantoufle dans ma chambre.

Elle prit les habits d’Assoumou et les mit dans le grand bac à linge et accomplit ce qu’elle avait dit. Elle revint sur le lieu toute souriante , sa denture particulière fut mise en valeur. Elle  accompagna Assoumou  qui éprouva le désir de s’allonger sur le lit de cette chambre.

Akwavi alla à son tour prendre son bain : de sa chambre, Assoumou l’entendait fredonner la chanson de Francklin Boukaka intitulé le bucheron : « Ahééééh Africaééé,ééééh Africaééé,oooh Liberté ! »

Tantot Assoumou sentait l’eau couler dans la douche, tantôt il entendait son amour mimer cette chanson qui ne vieillit pas. Assoumou se souvint du temps où il fut écolier dans le Woleu-Ntem, le Grand Nord, pas le petit, le Grand Nord du Gabon, Nkoume Ekiegn !avec sa belle capitale Oyem, la ville  de ceux  qui connaissent .

Son visage rayonna de joie. Il se souvint donc de cette époque où chaque matin avant d’aller à l’école,il écoutait Francklin Boukaka et parfois Francis Bebey, sans oublier le grand Pierre Claver Zeng Ebome,le fils terrible de la musique fang.

Il se souvint de son ami et frère Alexis Abessolo Mba, Alias Malem Dou.Dans ses moments, il se sentait heureux. Très heureux, comme s’il y était.

Je me pose souvent une question : existe-t-il une frontière palpable entre les souvenirs du passé et ceux du présent ?

A son entrée dans la chambre, Akwavi constata qu’une atmosphère de bonheur avait inondée la salle. Il regarda Assoumou dans les yeux, elle fut foudroyée par la lumière et la puissance de l’amour qui y jaillissaient.(A Suivre)

 

 

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