Mercredi 16 juillet 2008

Mais avant d’aller au village, il fallait mettre sur pied une stratégie de transport du gibier abattu. Ekareki proposa ce plan.

-Mon beau frère, nous allons organiser le transport du gibier de la façon suivante : je porte la panthère et la vipère sur mon dos. A cette tache j’ajouterais deux gigots de sanglier avec côtelettes. Toi, tu prendras le reste.

-Je trouve que ma charge est trop lourde : un sanglier entier, une moitié de sanglier. C’est trop lourd pour moi.

-Voilà l’autre proposition : je porte la panthère et toi tu prends la vipère. En chemin, tu porteras tout ce que je vais abattre comme gibier. Ta sœur veut manger du porc-épic, du pangolin ou de la viande de toucan dans l’Odika. Si je ne le fais pas, elle me privera du sucre.

-Je peux porter le reste du sanglier : la tête, les deux gigots restants, les viscères. En route, je porterai le reste du gibier que tu vas abattre. L’autre sanglier restera entier et demain nous enverrons des porteurs le chercher.

-Je viens de faire une erreur. En négligeant de tuer un ou deux porc-épics qui sortaient du rocher Akom.

-Ce n’est pas bien grave : le pangolin n’est pas évident à trouver. Par contre le toucan, nous pourrons en abattre.

-Ne permettons pas au temps de nous faire défaut. La position du soleil m’indique qu’il doit faire quinze heures de l’après-midi. En plus, c’est une période ou les animaux domestiques comme la chèvre et le mouton se reposent. Nous avons cinq heures de marche. Si la nuit nous surprend, nous profiterons à faire la chasse de nuit.(A SUIVRE)

 

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Mercredi 16 juillet 2008

Ils dissimulèrent le reptile sous un tas de branches mortes avec un signe distinctif : Des branches et de feuilles vertes posées dessus.

Ils marchèrent encore un bon moment. Ils rencontrèrent un troupeau de sangliers .Ils tuèrent deux males. Puis,ils parvinrent non loin du rocher où la panthère faisait sa loi.

Bissobiadang,le chienne, ne manquait pas d’aller de gauche à droite. Il pista la trace d’un porc épic qui vivait à l’intérieur du grand rocher Akom. On entendait ses nombreux aboiements.

Des porcs épics sortaient de toute part. Mais, ils n’intéressaient pas les deux chasseurs. Ils marchaient toujours un peu plus en identifiant la position de Bissobiadang. Soudain, il se mit à nouveau à aboyer. Cette fois, la chienne aboyait en regardant vers le haut. ellel  sortit de la grotte et la panthère repéra la chienne.

La panthère était perchée et cherchait un moyen de la surprendre  parce qu’elle était affamée. En tout cas ,cette panthère était expérimentée pour avoir enlevé plusieurs chiens et défait plusieurs pièges.

Tout à coup, Bissobiadang vint en courant, poursuivit par le félin. Soudain, le léopard s’immobilisa parce qu’il ne s’attendait pas à rencontrer les hommes. Et comme Bossobiadang fuyait pour trouver protection chez son maitre, Ekareki foudroya la bête, en broyant son visage par un double coup de canon. Les deux canons fumaient maintenant l’un après l’autre d’une vapeur blanche et fine

La panthère bondit de deux metres en hauteur et retomba sur les feuilles mortes qui couvraient le sol. Ils observèrent la bête un instant. Ondo Bengone voulut la toucher. Ekareki lui fit un signe de la main en disant : « pour savoir qu’une panthère est morte, il faut attendre qu’une mouche se pose sur sa gueule. Alors, on est certain qu’elle est bien morte. »

Tout à coup, le félin tenta une nouvelle fois de surprendre les deux chasseurs : quand il voulut bondir, il fut interrompu par le troisième coup de canon. Cette fois, c’en était fini pour cette panthère.

Des problèmes se posaient encore : comment transporter tous ces butins jusqu’au village : une vipère, deux sangliers, une panthère ? Ensuite, la demande de Zazou Engonga n’avait pas été réalisée. (A SUIVRE)

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Mercredi 16 juillet 2008

Ils s’endormirent et au premier chant du coq, ils se réveillèrent. Ils s’habillèrent et mirent leurs équipements. Ils s’en allèrent à travers le bois, traversèrent plusieurs rivières et marchèrent environ cinq heures de temps.

En fait, ils ont quitté le village à cinq heures du matin et atteignirent le fleuve Nthé aux alentours de dix heures trente.

Ils s’assirent sur un tronc d’arbre tombé. C’était un kevazingo qui avait été déraciné par une tornade inconnue .Ils mangèrent une bonne partie de leur provision.

Pendant qu’ils étaient assis, mangeant en silence, Bissobiadang, leur chienne, se mit à aboyer dans un buisson où un écureuil apercevait un étrange visiteur. Notre chienne aboyait sans cesse et devenait de plus en plus agressif, puis il poussa un cri de détresse et recommença à aboyer de plus bel.

Ondo Bengone alla regarder pour savoir ce qui se passait et pourquoi cet écureuil faisait autant de bruit. Bissobiadang aboyait toujours avec une grande détresse.

Ondo Bengone examinait avec soin la situation : il vérifia les lianes, le sol, le pied des arbres. Il constata que Bissobiadang aboyait à un endroit bien précis, faisant des va et viens et se focalisait sur le même endroit.

Puis, Ondo Bengone constata que la vipère cornue du Gabon avait levé la tête et elle cherchait à mordre la chienne. Il appela Ekareki et lui montra ce qui se passait, à quinze mètres trente de leur position.

Ekareki observa la situation et déduit que c’était une vipère cornue du Gabon. Il sortit son couteau de chasse, se fraya un chemin jusqu’au buisson et trancha la tête du reptile qui se mit à se tortiller avec violence. Il  demanda à Ondo Bengone de ramasser le butin.

Ekareki se mit à genou et remercia Dieu. (A SUIVRE)

 

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Mercredi 16 juillet 2008

Ekareki  tourna le dos à Ondo Bengone et se prépara à dormir : il était très fatigué.

Après sa prière, une paix indescriptible avait rempli son cœur. Lorsqu’il se sentait ainsi, la suite serait positive. Mais, il fallait attendre le moment opportun pour se convaincre de la concrétisation de la prière.

-Ekareki, Ton Dieu a-t-il écouté ta prière ?

-Bien sûr !

-Comment le sais-tu ?

-Je le sais parce que je suis convaincu qu’il existe. Lorsque je prie, je sais qu’il m’écoute. Je sais aussi qu’il fera en son temps ce que je lui demande. Pour aller plus loin, J’ai lu dans la Bible ceci : « Il faut que celui qui s’approche de Dieu croit que Dieu existe et qu’il est celui qui récompense ceux qui le cherche de tout leur cœur. »

-Beaucoup de gens pensent que Dieu n’existe pas : mais je crois qu’il  existe.

-Comment tu le sais, Ondo Bengone ?

- Je le sais de la façon suivante : si la chambre dans laquelle nous dormons est faite par des mains d’hommes. Ce n’est pas l’univers qui naitrait sans l’intervention d’une intelligence supérieure à la nôtre.

-Tu as raison ! Pourtant beaucoup de personnes ne raisonnent pas aussi simplement. Il n’ya pas de fusil sans armurier…

-J’ai beaucoup apprécié la simplicité avec laquelle tu t’es adressé à ton Dieu. Si demain, tout s’accomplit comme tu l’as demandé, je servirais ton Dieu dans tous les aspects.

-Bon, il se fait tard.il faut que nous dormons.(A SUIVRE)

 

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Lundi 7 juillet 2008

« Cette relation m’a permis de te connaître et tu as fait de moi ce que je suis. Je suis ton serviteur et ton enfant. C’est à ce titre que je viens humblement devant ta sainte et glorieuse présence te soumettre mon fardeau.

Ma vie n’est pas celle d’un disciple authentique : j’ai fait beaucoup de mal dans ma vie .J’ai abusé des femmes qui ne sont pas les miennes et j’ai fait beaucoup d’autres choses. Je veux donc rompre avec cela en épousant Zazou Engonga.

Tu as pourvu à tout ce dont j’avais besoin pour cela et je te suis infiniment reconnaissant. Tu m’as tout donné : ce que je possède me vient de toi étant donné que tu es le propriétaire de tout ce qui existe dans le visible et l’invisible.

Grand Dieu Yahwé ! interviens dans ma vie selon ta grande clémence et ta merveilleuse grâce : je suis très embarrassé par les conditions posées par mon beau père : tuer une vipère cornue du Gabon et une panthère au cours d’une même partie de chasse est loin de ma portée.

Maintenant Souverain Seigneur, Rois des rois et Seigneurs des Seigneurs, guide les pas de ton serviteur inutile à travers cette foret et donne moi la stratégie et la patience de ne point rentrer  les mains vides; car les congés que monsieur Pancho m’a accordés vont bientôt prendre fin.

Préserve-moi de l’humiliation et du déshonneur : Car tout le monde me considère comme un pervers sexuel qui ne parvient pas à stabiliser sa vie.

 

par mba ndema
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Lundi 7 juillet 2008

Après avoir marché pendant un moment relatif, ils parvinrent chez Ntsame Ndema. Comme il faisait tard, ils se couchèrent : Ekareki devant ,et son beau frère derrière. Monsieur Pancho avait appris au premier de ne jamais dormir et se lever sans prier convenablement. Parce qu’entre le sommeil et le réveil, bien de choses agréables ou désagréables peuvent se passer.

Dans la configuration du temps par Dieu, la journée commence le soir, au crépuscule, et se termine l’autre soir, à la même période. Durant cette période qui correspond à la tombée de la nuit ou la nuit, il faut se mettre à prier sur des questions essentielles.

Car, si la prière n’est pas faite, vous permettez aux sorciers ou aux démons de remporter sur vous des batailles essentielles sur des domaines divers de votre santé, famille, entreprise..

Si vous priez en présentant à celui-ci vos projets et vos préoccupations du lendemain, au nom de son fils unique, Jésus-Christ, il interviendra favorablement pour vous. Vous obtiendrez tôt ou tard, ce que vous lui avez demandez.

C’est dans ce but que la Bible déclare : « Recommande à l’Eternel tes projets et tes entreprises réussiront. Ou encore fait de l’Eternel tes délices et il te donnera ce que ton cœur désire. » L’eternel est un synonyme de Dieu.

Ekareki connaissait le principe : tout ce qu’il avait demandé à Dieu en priant, il l’avait obtenu dans les délais les plus brefs ou relatifs.

Il se prosterna devant Dieu sur le sol en terre battue, ferma les yeux, chanta un cantique fang et se mit à épancher son cœur vers Dieu en disant à voix basse ceci : « Yahwé, grand Dieu créateur du ciel et de la terre ! Je te demande pardon pour toutes les fautes commises par moi et par les miens devant toi. Car tu es lent à la colère et riche en bonté.

Je suis orphelin de père et de mère. Mais toi, mon Souverain Sauveur tu m’as recueilli et m’a protégé de la maladie et de la mort. Je ne suis pas le plus intelligent ou le plus sage de ma génération, mais j’ai trouvé grâce à tes yeux en me donnant monsieur Pancho, comme patron et tuteur »(A SUIVRE)

 

par mba ndema
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Lundi 7 juillet 2008

-Il faut que tu ailles te coucher. Demain, tu accompagneras ta mère  à la plantation pour l’aider à  déterrer les tubercules de manioc et cueillir les feuilles de manioc. A ton retour, tu décortiqueras le concombre pour me faire un gâteau contenant des minuscules crevettes. Je mangerai ce met avec de la banane plantain bien pilée.

-Oui, papa !

-Le oui ne suffit pas ! il faut que tu entres, sinon je sors avec mon chasse mouche pour te labourer le dos. Comme ça tu me diras comment ton Ekareki va encore t’épouser  avec les cicatrices au dos.

-Ekareki, l’homme de Nkolabona, laisse-moi maintenant partir, je vais aller dormir.

-Chérie, c’est avec regret que je vais pouvoir te quitter. Car, ta présence à mes côtes est plus importante que tout ce qui nous entoure.

-N’oublie pas que je t’attendrai derrière les cases, espérant que tu réussiras à contourner le piège de mon père. Ne le prends pas à la légère : ce qu’il te demande est à la limite impossible.

-Ne t’inquiète pas Zazoubar ! J’aime les défis. Ton père pense que je vais me décourager. J’ai appris de mon ami Jésus-Christ que rien n’est impossible à celui qui croit. Son enseignement me fait comprendre que rien ne peut m’échapper aussi longtemps que je place ma confiance en lui.

 

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Lundi 30 juin 2008

-Merci mon cœur, demain à ton retour de chasse , tu m’apprendras comment porter  un pagne africain, comment mettre et savoir marcher avec des chaussures basses, comment porter une tenue tergal, comment sentir bon comme toi ? Demain, où irez-vous chasser ? Je veux que vous alliez du côté de la rivière Thuie, en allant vers le fleuve Nthé. En dehors de ce que mon père à demandé je veux manger de la chair du toucan dans l’Odika, le pangolin ou le porc -épic. Ekareki, ne me déçois pas oh ! Demain soir, je viendrai vous attendre avant le village, à la tombée de la nuit.

-Je veux faire la chasse de nuit, pour voir comment abattre une panthère.

-Elle est dangereuse la panthère, surtout lorsqu’elle est blessée.

Ne t’en fais pas Zazoubar, je suis un spécialiste dans la chasse aux prédateurs. C’est la raison pour laquelle j’ai acheté mon calibre douze à deux canons.

-Mebegue me bè ? Le fusil des blancs ? Je vais donc vivre aux gros oignons ?

-Quoi de plus naturel lorsqu’on a Ekareki comme époux.

-C’est vrai t’avoir comme époux est un vrai don de Dieu !

-T’avoir comme épouse parmi toutes ces femmes est un vrai bonheur Zazou Engonga !

-Ekareki, dis moi un peu, seras-tu capable de me rendre heureuse ?

-Si les hommes ont coutume de rendre leurs épouses malheureuses, ce n’est pas mon cas. Mon amour pour toi sera équivalent à la souffrance rencontrée pour t’épouser.

-Je ne te crois pas. Au début, les choses sont toujours luisantes. Par la suite, elles deviennent amères.

-Qui les rendra amères ?

-C’est toi, encore toi, rien que toi, toujours et toujours toi, mon amour ?

-ZazouBar ! appela Mba Bengone, son père(A SUIVRE
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Lundi 30 juin 2008

Elle vint s’asseoir à côté d’Ekareki et se mit à le regarder dans les yeux. Prenant la parole, elle dit :

-Que cherche l’homme de Nkolabona entre mes jambes ?

-Ce qu’il ya de plus cher pour une femme, comme toi !

-Je ne suis pas ce que tu penses. Je suis très différente et très méchante quand un homme essaie de me séduire.

-Je t’aime encore plus dans tes caprices. Ce que tu fais avec moi, tu le fais certainement avec les autres ?

-Par contre, je sens que je vais t’appartenir pour la vie.N’est-ce pas ?

-Tu commences à comprendre, mon cœur ! Tu commences à comprendre.

-Dis-moi Ekareki, j’ai appris que tu es déjà marié à EmvourezoK ?

-Qui t’a dis cela ?

-Ekareki est une vedette dans notre contrée : toutes les jeunes filles ne jurent que par toi !

-Tu exagères. Emvourezok est stérile et ne fait pas d’enfants. En plus, elle a la force d’un homme. Souvent, elle veut me battre devant les gens. Heureusement que je suis un homme de grande force.

-Tu as une femme aussi forte et tu veux m’épouser afin qu’elle me brise comme une galette de farine !

-Non, je ne suis plus avec elle pour des raisons d’éducation.

-Qui t’a parlé de moi ?

-C’est bien ma sœur Ntsame Ndema qui t’étudie depuis trois saisons de pluie. Je suis ravi de constater que tu vaux ses commentaires et ses conclusions. Tiens, ce sont les cadeaux que j’ai achetés pour toi. Je veux que tu commences à te distinguer des autres femmes du village.(A SUIVRE)

par mba ndema communauté : Afrique
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Lundi 30 juin 2008

Ils mangèrent en silence et Ekareki se léchait les doigts ce qui arracha un sourire sincère de la bouche de Zazou Engonga.

-Papa, je t’avais raconté l’incident qu’il y a eu entre Ekareki et moi au sujet d’Okenbitome. Ekareki a réparé son tord. Donc, c’est désormais mon ami. Pour cela, tu sais que zazou Engonga est ta fille. Par contre, c’est ma sœur. Donc c’est moi qui prends la dot pour épouser celle que je veux.

-Oui, que veux-tu signifier ?

-Je suis pour qu’ Ekareki épouse ma sœur. Ainsi, la famille Ndema Assembe et la nôtre deviendront des alliés.

-Tu as été corrompu par Ekareki ?

-Non papa, il me sera utile dans le relèvement de mon niveau social. Je veux aller à la mission comme lui et recevoir son éducation pour le bonheur de ta postérité. Ne le trouves-tu pas différents de tous les jeunes de notre génération ?

-Je te comprends, nous trouverons la bonne formule. Bon, il se fait tard. Il faut que tu ailles dormir, peut –être que Zazou Engonga veut avoir un entretien privé avec son prétendant.

-C’est juste. J’attends Ekareki .

-Pourquoi ?

-Parce que je vais passer la nuit avec lui.

-Que penses-tu Zazou Engonga ?

-C’est la bonne décision. Mais je veux avoir un entretien avec l’homme de Nkolabona qui commence à me tourner la tête.

La cuisine se vida : Zazou Engonga s’approcha d’Ekareki pour un entretien intime et sérieux.(A SUIVRE)

par mba ndema
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