Mercredi 21 mai 2008

Akwavi alla trouver Assoumou dans la chambre : elle lui présenta tous les achats vestimentaires qu’elle avait faits. Elle laissa  à Assoumou le soin de les essayer et le reste, ils verraient après.

Akwavi regagna le salon inférieur pour préparer le petit déjeuner. Elle avait l’embarras du choix : elle ne savait pas comment s’y prendre. Elle voulait tantôt faire un petit déjeuner à la française, tantôt à l’africaine. La première option serait monotone, étant donné que c’est le choix de l’habitude. Elle tue le charme de la dégustation.

La seconde était plus indiquée et plus originale : elle permettait de faire revivre une ancienne vision du monde ,pas toujours facile à réactualiser. Surtout, dans ce pays de la France, où les éléments constitutifs du petit déjeuner africain coutent une bonne petite fortune.

Akwavi décida de faire la surprise à Assoumou. Elle prit donc une marmite en aluminium, de  petite taille, elle y versa une quantité relative d’eau, fit chauffer celle-ci sur le plus petit feu de sa gazinière, y versa une quantité adéquate de boulette de mais écrasée, se mit à tourner ce mélange jusqu’à ce qu’il devint visqueux, y ajouta des grains de riz cuits , soigneusement conservé  dans un bocal en plastique.

 Ensuite,Elle fit frire deux morceau de saules dans de l’huile d’arachide, les arrosa d’une sauce de tomate, mit du sel, un fruit de piment non découpé, un peu de cube magie, saucissonna l’oignon en bonne coupure, et sentit le doux fumet de ce repas parcourir la devanture de son nez.

Elle sortit de son réfrigérateur deux tranches d’ananas et un quartier de bananes douces. Elle sortit aussi un poulet entier dur qu’elle assaisonna, à l’intérieur des entrailles, avec de l’ail, du persil, de l’oignon, du piment, du sel et d’autres épices.

Elle plaça ce poulet dans le four de la gazinière, à l’intérieur d’un pat en verre adapté à ce type de cuisson. En attendant la fin de son activité, elle s’installa devant la table de cuisine et se mit à lire ,Jeune Afrique l’Intelligent.(A SUIVRE)

par mba ndema communauté : Afrique
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Mercredi 21 mai 2008

Celui qu’aucune femme ne pouvait dire non à cause de sa beauté légendaire, la plus grande star du canton Ellelem et du village Nkolabona, mon village ! Celui qui est né dans les années 1886 et qui est  mort dans les années 1988,  celui qui était toujours capable, à cet âge là, d’abattre les arbres les plus robustes , celui qui piégeait, chassait , adorait la chair et le fumet du porc-épic ,C’est Mba Ndema, l’époux de Mezene M’Engone, ma grand-mère.

Celui à qui mon père me présenta dans les années 1968 en disant : « Tetaah, mon père, je te présente ton homonyme. Apprends-lui les valeurs de notre tradition de peur que devenu grand, il ne nous quitte pour devenir un blanc. Car, tel que je le vois, s’il va en Europe trouver sa mère, il ne rentrera plus jamais. Apprends- lui les choses du village pour qu’il soit un homme moderne, sans renier ses valeurs héréditaires. »

Ce jour, la femme grande de taille , avec des cheveux crépus, tenant un sceptre à la main, était ma grand –mère : c’est la première fois que je la voyais. La suite, ce fut le bonheur total toute ma vie.

C’est elle , qui le soir et le matin, conduisait le culte de famille en trois temps :confession des péchés, la prière Notre Père et je vous salue Marie en langue Ntoumou. Sans le savoir, elle influençait sans contrainte ma foi en Dieu.

Un jour , me regardant un instant dans  les yeux, elle me dit : « Benjamin, je pense que ton destin t’oblige à devenir prédicateur de la bonne nouvelle de Jésus-Christ !»Ce fut la première et la dernière fois qu’elle aborda cette question avec moi.(A SUIVRE)

 

par mba ndema communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 21 mai 2008

Sa rivale et sa fille Assengone Medang la rééduquèrent en massant ses bras et ses pieds, avec un peu d’huile d’amande. Elle s’assit et éprouva le besoin de manger. En lui demandant ce qui se passe de l’autre côté de la vie, elle a dit être revenue parce que la famille l’aimait beaucoup, parce qu’elle avait bien travaillé, parce qu’elle avait un message pour la famille et pour l’humanité.

Elle a exprimé des choses extraordinaires en faveur des hommes justes et qui croient en Dieu. Par ailleurs, elle a relaté les souffrances dont sont victimes les hommes qui vivent sans craindre Dieu. Ils souffrent dans l’au-delà à cause de leurs mauvaises actions, durant leur séjour sur la terre.

Je me suis dis « la Bible a vraiment raison au sujet de la vie éternelle accordée par Jésus-Christ. »

Elle a supplié  toute l’assistance de mettre leur vie  en règle avec Dieu .Elle ne souhaitait pas dire en substance  les souffrances atroces qui attendent les hommes qui ne croient pas en Jésus-Christ et en Dieu. Elle a dit ne pas souhaiter un tel sort aux hommes d’où son avertissement envers ceux qui ne craignent pas Dieu.

Comme toujours, ces avertissements ne furent pas pris au sérieux. Mais, elle avait fait son travail en révélant la vérité dans l’au-delà, il revient à chacun de prendre ses responsabilité en faisant son choix. Celui de la félicité éternelle ou celui de la souffrance éternelle.

Le paradis, Le ciel et l’Enfer sont des réalités authentiques.(A suivre)

par mba ndema
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Mercredi 21 mai 2008

 

Permettez-moi de vous parler d’une femme à qui je dois tout : ma grand-mère paternelle Jeanne Mezene m’Engone. Elle était une épouse  aimable et tendre pour mon grand père.

Elle s’est, durant toute sa vie, consacrée à mon éducation et à ma formation d’homme. Se tenant toujours à côté de mon grand père, elle m’a appris à aimer les femmes, par son grand sens des responsabilités et de disponibilité.

A ses côtés, j’ai appris à aimer tout le monde : Elle avait le charisme de la générosité légendaire. Tous les enfants de ma génération ont gardé d’elle  le souvenir d’une femme inoubliable.

Elles étaient nombreuses à cette époque,  dans ma famille, ces femmes inégalables : depuis qu’elles sont mortes, nous ressentons un vide que personne ne peut combler. Nous sommes perdus avec cette nouvelle génération de femmes pragmatiques et calculatrices.

Ada Mvomoro Marie, Nfono Ekore Martine, Engonga Mba Marie Françoise, Nguema Eya Helène, Céline Mba Asseko…. Kiéééé  !où va la vie ? où vont les femmes de cette trempe ?Akiééé !Où trouver cette génération de femmes, Comment reconstruire cet univers de tendresse maternelle ?

Je rends hommage à ces femmes qui ont vécue durant la dispensation de la générosité. Tsaaaaah ! Quelle perte pour nos générations futures !

La crainte et le respect que j’ai des femmes me viennent d’elles : elles n’ont jamais disputé avec leur époux, elles n’ont jamais  fait de distinction entre les enfants, elles n’ont jamais divorcé, elles ne se sont jamais mises en colère : Elles ne savaient que construire, construire, construire la vie de la famille.

Elles avaient toutes le don de la cuisine : on ne pouvait manger leur nourriture sans se lécher les doigts.

La dernière qui nous a quitté était Nfono Ekore Martine. Lorsqu’elle est morte la première fois, nous avons versé des fleuves de larmes. Le pasteur est venu parce qu’elle était ancienne d’Eglise et elle chantait dans la chorale protestante de notre village, Nkolabona.

Tout le village était en deuil , le pasteur vint le soir faire la messe de sa veillée mortuaire : pendant que sa chorale chantait et que les hommes et les femmes qui l’avaient connus pleuraient sincèrement, celui-ci prêcha  un bon moment. Pendant qu’il  continuait à dire que « Jésus-Christ est le résurrection et la vie que celui qui croit en lui vivra quoiqu’il soit mort », soudain, on sentit un bruit dans le cercueil. Elle revint à la vie.

Malheureusement,  paniqué, tout le monde prit fuite, le pasteur le premier, sa chorale ensuite. Nfono Ekore Martine se redressa, sortit du cercueil, s’assit sur le lit en bambou, près du foyer de sa propre cuisine,  demanda à manger.(A SUIVRE)

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Jeudi 15 mai 2008

 Jusqu'ici, personne n'a trouvé le nom de l'auteur d'interlude1,encore moins le nom du livre où il est extrait.Je vous propose encore celui-ci qui est toujours du même auteur.Bonne lecture et à bientôt.

  1. Qu'il me baise des baisers de sa bouche! Car ton amour vaut mieux que le vin,
  2. Tes parfums ont une odeur suave; Ton nom est un parfum qui se répand; C'est pourquoi les jeunes filles t'aiment.
  3. Entraîne-moi après toi! Nous courrons! Le roi m'introduit dans ses appartements... Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi; Nous célébrerons ton amour plus que le vin. C'est avec raison que l'on t'aime.
  4. Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem, Comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon.
  5. Ne prenez pas garde à mon teint noir: C'est le soleil qui m'a brûlée. Les fils de ma mère se sont irrités contre moi, Ils m'ont faite gardienne des vignes. Ma vigne, à moi, je ne l'ai pas gardée.
  6. Dis-moi, ô toi que mon coeur aime, Où tu fais paître tes brebis, Où tu les fais reposer à midi; Car pourquoi serais-je comme une égarée Près des troupeaux de tes compagnons? -
  7. Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, Sors sur les traces des brebis, Et fais paître tes chevreaux Près des demeures des bergers. -
  8. A ma jument qu'on attelle aux chars de Pharaon Je te compare, ô mon amie.
  9. Tes joues sont belles au milieu des colliers, Ton cou est beau au milieu des rangées de perles.
  10. Nous te ferons des colliers d'or, Avec des points d'argent. -
  11. Tandis que le roi est dans son entourage, Mon nard exhale son parfum.
  12. Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe, Qui repose entre mes seins.
  13. Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troëne Des vignes d'En Guédi. -
  14. Que tu es belle, mon amie, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes. -
  15. Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es aimable! Notre lit, c'est la verdure. -
  16. Les solives de nos maisons sont des cèdres, Nos lambris sont des cyprès. -
par mba ndema communauté : Afrique
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Jeudi 15 mai 2008

Assoumou voulait bien descendre pour aider sa chérie à porter les différents bagages. Mais il était embarrassé parce qu’il pensait qu’Akwavi pouvait le considérer intérieurement comme un non civilisé,à cause de sa vestimentation. Depuis qu’il avait rencontré Akwavi, il commençait à avoir une autre idée de la femme.

Akwavi déchargea donc le véhicule, en portant ,tour à tour, tout ce qu’elle avait acheté à la gare du nord. Elle déposa les éléments du petit déjeuner à la cuisine : mais, elle ne savait pas exactement ce qu’Assoumou aimerait prendre comme petit déjeuner.

Elle entra dans la chambre où les yeux d’Assoumou brillait d’amour et de joie d’avoir trouvé une femme qui porte à cœur ses problèmes, sans arrières pensées. Jusque là l’idée qu’il avait des femmes se résumait à leur dépendance vis-à-vis des hommes.

Certes, c’était une situation particulière. Mais, un jour, si leur union durait, il pourrait pleinement jouer le rôle qui est le sien ,contre vents et marrées.  Car, dans la vie, il y a toujours des personnes qui passent leur temps à fouiner dans la vie privée des autres.

Ces gens n’ont pas toujours tort dans la mesure où la vie fonctionnent presque toujours avec des valeurs communément admises et qui ,une fois violées, font appel à des interprétations de tout genre.

Un jeune homme  de vingt trois ans qui sort avec une femme de quarante cinq ans est une réalité particulière dans un pays où la plupart du temps, l’homme est toujours plus agé que son épouse, quand ils n’ont pas sensiblement le même âge.

Dans les civilisations africaines cela relève d’une malédiction dans la mesure où les femmes ont des facultés de vieillissement plus avancées que les hommes. Cela, à cause de leur propension à la maternité relative. Dans ces systèmes de pensée, la femme n’est pas un instrument de plaisir, mais un moyen adéquat et responsable de procréation.Ce qui ne signifie nullement que l'acte sexuel en est dépouvu.

Dans les mêmes sociétés, les femmes qui n’ont eu le privilège d’enfanter sont les plus aimées pour  plusieurs raisons : elles sont propres,disponibles pour leur époux ;jouissent

de leur confiance ,garantes de la mystique familiale, et considérablement protégées à cause de leur vulnérabilité quant à leur stérilité matricielle.

Ces femmes  incarnent également la maternité collective. Elles prennent soin de tous les enfants de leur mari, malgré l’hostilité de leurs rivales.

Elles représentent enfin un type de paria dans la famille : on les traite de sorcière parce que n’enfantant pas. A la mort de l’époux, elles subissent un veuvage terrible , inspirée par une vengeance qui tire son origine de leur succès antérieure dans le couple.

Souvent, elles restent fidèles par souvenir de l’amour incomparable du mari  envers elle. Lorsqu’elles sont acculées de toute part,  elle se résignent en disant : « où irai-je encore ? je ne saurai abandonné le foyer de mon époux. J’attends la mort, pour le retrouver dans l’au-delà. »( A SUIVRE)



 

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Jeudi 15 mai 2008

C’est une grande place où les passagers venant de Paris, des villes intérieures et étrangères à la France se rencontrent. La gare du Nord est un type de grand complexe commercial ou l’on trouve un nombre très varié de galeries. Elle traversa les deux Trains à grande vitesse qui ressemblaient au serpent à deux têtes ayant des yeux rouges -feu. L’un allait a Bruxelles et l’autre à Genève,  avec pour destination la gare de Cornevin.

La foule était immense et les hommes avaient des destinations si différentes que tous avaient l’air pressés. En France, les hommes et les femmes le sont toujours : A Roissy Charles de Gaulle, dans la gare du nord, dans les lieux où les passagers empruntent des RER , là où ils attendent le Métro ou les Bus, C’est toujours la même chose.

Les uns et les autres sont à la fois pressés et stressés : on a du mal à découvrir un sourire. Cette attitude se justifie par la gestion du temps et par le souci de bien planifier sa vie et la gestion de ses responsabilités.

Elle choisit donc une galerie qui était spécialisée dans la vente des vêtements d’homme. Elle n’avait pas pris soin de prendre les mesures relatives à la taille et à la pointure de son partenaire. Elle imagina qu’il portait du 42 en pantalon, du 42 en chemisette et du 43 en chaussure.

Elle choisit deux pantalons jeans, deux polos de type Lacoste, deux costumes super 140, deux paires de chaussure italienne, une paire de mocassin en cuir foncé et deux paires de chaussettes fines chinoises assorties aux costumes.

En sortant de la dite galerie, elle marcha trois mètres et entra dans une pâtisserie où elle acheta deux croissants, deux chaussons, deux brioches, deux baguettes.

Plus loin, elle s’arrêta devant un kiosque à journaux : elle acheta le monde diplomatique, le Nouvel Observateur, Jeune Afrique Economique , le quotidien l’Union du Gabon et le Journal le Monde.

Elle emprunta la même route, mais en sens contraire. Elle se précipita parce qu’elle avait pris du temps, de peur que le service des contreventions ne lui taxe une amende pour stationnement prolongé ou un motif de mise en fourrière.

Elle atteignit son véhicule, mit tous ses achats sur la banquette arrière. A peine installée sur le volant, regardant derrière par le rétroviseur intérieur, elle aperçut le véhicule du service de la contravention tenter de la pénaliser. Elle quitta le parking et roula sur la voie de la manière la plus régulière possible.

Le véhicule du service de contravention talonnait sa 205 pendant trois minutes : elle croyait être filée .Elle emprunta un virage à gauche, longea une ruelle sur cinquante mètres et prit la ligne droite qui aboutissait dans sa résidence.

 Assoumou attendait impatiemment sa chérie :puis,ayant entendu le crissement des roues sur le plancher, il se leva ,lorgna par le balcon avant .Il se rassura que sa fiancée, celle qu’il aimait, était de retour.(A suivre)

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Jeudi 15 mai 2008

Akwavi venait d’ouvrir les yeux : elle admirait combien sa maison est belle. Au dessus du lit, un vaste et grand miroir de très grande qualité. Ce miroir avait été mis pour permettre de se regarder et s’admirer.

Assoumou, la veille, n’avait pas fait attention à cette réalité. Il était heureux d’avoir remporté cette étape. Il se rassura donc que la suite serait plus glorieuse. Il avait beaucoup apprécié le corps de sa partenaire : sa chaleur, sa fermeté et sa délicatesse.

Akwavi se souvint qu’elle avait promis acheter des nouveaux vêtements  à Assoumou. Elle  lui  dit bonjour et lui demanda comment il avait passé la nuit.

Elle prit soin  d’attacher son pagne à la façon togolaise et se leva après avoir bien protégé son corps. Elle alla à la douche,  prendre son bain. Elle se mit à chanter en Ewé, une chanson populaire. Quelques temps après, elle sortit toujours en pagne. Elle ouvrit sa garde- robe, s’empara d’une grande robe en bazin fin multicolore qui était accroché par un cintre. Elle prit une paire de soutien, assortie avec une gaine et un slip.

Elle alla dans une pièce voisine où elle s’habilla tranquillement : elle enfila son slip, sa gaine, son soutien , porta son pagne en le ceinturant autour  des hanches, mit son haut, se coiffa soigneusement et ajusta son grand foulard.

Elle revint dans la chambre et demanda à Assoumou :

- Asso !Comment me trouves-tu ?

-Tu es la plus raffinée des femmes, mon amour !

-Elle roula  habilement ses yeux de l’intérieur pour exprimer son bonheur d’être aimée. Assoumou se couvrit la partie inférieure de son tronc et s’adossa au mur et l’invita en disant :

-Viens, ici, ma chérie et ma merveille, m’embrasser avant de sortir ! Car, les instants qui vont suivre vont m’être très difficiles , à cause  de ton absence.

-C’est très gentil, mon trésor, je vais dans les galeries de la gare du Nord, non loin d’ici, t’acheter des vêtements.Je ne vais plus à carrefour à cause de la distance.

-C’est très gentil ! je  prends mon mal en patience, accomplis ce que ton cœur te dicte.

Akwavi se parfuma rapidement, ferma la porte de la chambre délicatement, parvint sur les marches d’escalier, aboutit dans le salon situé au rez-de chaussé, traversa la porte centrale, atteignit  son parking et mit en marche  le moteur de sa Peugeot 205 cabriolet. Elle le chauffa en ronflant un instant et démarra en trombe.(A SUIVRE)

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Dimanche 11 mai 2008

Assoumou se réveilla le premier, mais il restait toujours allongé sur son dos. Akwavi dormait encore, le pagne sur ses reins, mais le buste dehors. Elle dormait comme une pierre précieuse, c’était un sommeil de plomb.

Elle était encore plus belle  dans son sommeil. Souvent, la beauté d’une femme est plus authentique à son réveil. Celle qui est liée au maquillage est très superficielle avec des effets secondaires dévastateurs.

Je n’ai absolument rien contre le maquillage : mais je préfère la femme naturelle avec tout son potentiel et sa richesse organique.

Pour enrichir sa beauté, son charme, une femme peut se maquiller. Mais, raisonnablement. Les femmes, dans toutes les races sont belles et très jolies. Aujourd’hui, il n’existe plus de femmes laides : toutes sont excellentes avec des forces et des faiblesses dans tel ou tel compartiment.

En règle général, elles sont toutes merveilleuses pour chaque mari. La femme qui craint l’Eternel est l’un des plus grands  dons que Dieu a fait à l’homme. Celui qui a trouvé son épouse a trouvé le bonheur et les délices de la vie. Le bon choix dans ce domaine est très primordial.

Or, c’est justement à ce niveau que Satan et ses sorciers torpillent le mariage :ils font tout pour mettre ensemble des hommes et des femmes qui ne sont pas faits pour vivre ensemble : d’où les plaintes, et les grincements de dents.

Pour créer le désordre dans le mariage, Satan s’intéresse beaucoup au sexe de la femme. Il aime le sexe de la femme. C’est la raison pour laquelle il veut s’accoupler avec les femmes. Alors que cette relation est illégale et maudite.

Le sexe de la femme est la porte vers le monde dans lequel nous vivons. C’est le tunnel par lequel Dieu nous fait entrer dans notre environnement terrestre .De tous temps, Satan cherche à contrôler les naissances à partir du sexe de la femme. Il  y a des choses qui intéressent Satan dans le sexe de la femme.

Toutes les femmes et tous les hommes doivent tomber d’accord sur la moralisation de la sexualité : ils sont les éléments fondamentaux de la propagation de la vie sur terre. Nous sommes des pères et des mères qui vivent à causes des relations sexuelles antérieures, celles de nos parents. Nos enfants aussi perpètreront notre race de la même manière .(A SUIVRE)

 

 

par mba ndema
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Dimanche 11 mai 2008

Assoumou se retrouva confronté à deux autres réalités : Akwavi était de plus en plus belle et jolie.Sa peau était si lisse et si claire qu’on pensait qu’un mystère la léchait. Elle n’avait pas d’enfant, mais elle avait une poitrine digne d’une fille en pleine puberté. Ses mamelons pointés vers le haut évoquaient une sagaie. Son corps avait des formes harmonieusement arrondies. Son ventre, dissimulé, était plat et sans bourrelet. Ah, il y a des femmes mystérieuses !

Puis, conscient de cette beauté corporelle, Assoumou constata que plus le temps  avançait, plus sa main ne pouvait toucher sa partenaire. Une puissance grande et silencieuse protégeait Akwavi.

La maman Benz ne dormait pas : elle attendait patiemment celui qui avait peur d’elle alors qu’elle avait fait son choix : faire l’amour avec lui, son nouveau chéri !

Assoumou prit son courage et se dit « advienne que pourra. Je vais au bout de ma logique. Jusque là, j’ai réussi, pourquoi avoir peur de celle qui est déjà à ma portée ? Après tout, ce n’est qu’une femme qui ne crache pas le feu ! »

Il étendit  sa main gauche, après avoir vaincu la peur et la crainte. Il doucha délicatement la racine de sa fesse droite, elle se retourna et lui posa la question :

-Qu’attends-tu de moi, mon amour ?

-Mêler mon miel au tien ?

Elle inspira de l’air, expira, et se laissa prendre dans les bras d’Assoumou qui mena ses initiatives jusqu’au bout. Au reveil, le lendemain,il était neuf heures. L’un et l’autre avaient du mal à quitter le lit.(A SUIVRE)

par mba ndema
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