Dimanche 11 mai 2008

Ils étaient donc couchés sur le lit. Qui avait la responsabilité de faire le premier pas vers l’autre ?Assoumou ou Akwavi ?

Selon la coutume africaine, c’est l’homme : C’était lui, malgré son âge. Ce n’est pas parce qu’ils sont à l’étranger que les rôles doivent changer. Assoumou ne savait par où commencer. Akwavi s’était bien protégée intimement : collant en bas,  robe de chambre après,  pagne en Bazin multicolore au-dessus. Pour compliquer encore plus l’équation, elle tourna le dos à son partenaire.

Assoumou, en réfléchissant bien, avait trouvé une formule intéressante : dans ses conversations antérieures avec Akwavi deux promesses traversèrent son esprit : le jour du rendez-vous, elle avait dit être venu chercher Assoumou pour passer la nuit ensemble parce qu’elle voulait faire l’amour avec. Dans la journée, Elle lui avait dit : « nous avons toute la nuit ! »

Maintenant, elle a mis sur elle des protections intimes. A t’elle changé d’avis ? Par ailleurs, même si elle voulait, ce n’était pas une affaire aussi facile ?

Akwavi se posait aussi intérieurement des questions : Comment allait-elle faire l’amour avec un partenaire moins âgé qu’elle ? Comment se sentirait-elle dans ses bras ? Comment ferait-elle pour cacher son secret à Assoumou ? Comment répondra  t’elle à d’autres questions ultérieures ? Assoumou avait-il un grand sens de responsabilité pour savoir gérer les secrets  découverts? Pouvait-elle contrôler Assoumou ? Jusqu’où tout cela était-il possible ? N’avait-elle pas commis une erreur en acceptant Assoumou , aussi facilement ?

Tout ceci se présentait comme une équation du premier degré avec plusieurs inconnues. Dans les années antérieures l’un et l’autre n’avaient jamais rencontré ce genre de problème. Les diversités culturelles le compliquaient encore  plus  : Comment introduire corporellement une relation sexuelle dans sa culture ?Comment la conduire de bout en bout ?Comment l’entretenir lorsqu’on  se trouve confronté à des différences culturelles ?

Comment caresser une femme d’une autre nationalité sans faire ce qui est interdit et qui a du prix à ses yeux et à son éducation ? Comment déshabiller une femme africaine d’un certain âge qui s’est protégé de la sorte, sans se faire passer pour un obsédé ?

Comment séduire une femme qui veut faire l’amour avec un partenaire, mais qui garde sa dignité ?Le désir sexuel, quelque soit sa puissance et son charme, ne doit pas  faire perdre notre identité.les hommes et les femmes  de toutes les races ne rencontrent-ils pas de telles expériences, à un moment de leur vie ?C’est comme un voyage vers l’inconnu.(A suivre)

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Dimanche 11 mai 2008

Il y a aussi des hommes ou des femmes qui interdisent aux enfants légitimes de ne plus considérés leur père ou leur mère parce qu’ils sont en problème ou divorcés.

Pourquoi, je reste sensible à propos de ces situations : Pourquoi je ne permettrais jamais que ma femme me quitte ou que je quitte ma femme ? Parce que je me souviens de ce qui s’est passé entre mon père et ma mère : personne n’a jamais reconnu son tort.

Je suis un homme que Dieu a sauvé après le divorce de mon père et de ma mère. Dans ma jeunesse, mon père m’a toujours dit que c’est ma mère qui avait pris la décision de divorcer avec lui .Qu’elle ne nous aimait pas, moi et ma petite sœur.

Ma mère m’a toujours dit que le divorce a eut lieu parce que « ton père me maltraitait et je ne pouvais plus vivre avec lui. Il m’a même interdis de vous voir, en publiant partout que vous êtes des enfants orphelins de mère. »

Dans toute cette affaire, il n’y a donc eut personne pour s’occuper de nos intérêts et dire : « nos enfants n’ont rien avoir dans notre immaturité. Nous devons toujours continuer à vivre ensemble et faire des efforts pour nous libérer de notre orgueil et de notre égoïsme, dans l’intérêt supérieur de notre famille ?

J’avais cinq ans, lorsque mon père et ma mère se sont séparés. Ma petite sœur avait trois ans. Il y a donc quarante trois ans. Ma mère a épousé un français avec lequel elle a eut d’autres enfants et mon père a épousé une gabonaise avec laquelle il a eu d’autres enfants. De cette mésaventure, deux nations sont nées : des français et des gabonais.

A la mort de mon père,le 26 Décembre 1985,ma mère a continué à m’aimer , son époux m’a adopté et s’est occupé de toute ma scolarité universitaire. Aujourd’hui,je suis très fier de lui et des démi-frères et sœurs qui sont nés :Les Méjean.Vive la France !

De l’autre côté, mon père mit au monde d’autres enfants :Assoumou Mbeng Gustave,Bekale be Ndema Bonaventure,Ovono Ndema Maxime,Edzang Ndema Samuel,Yebe Ndema Raissa,Mezene Me Ndema Nina Prudence,Obame Ndema Ines Dieudonné,NNang Ndema Carole.Vive Le Gabon !


 

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Dimanche 11 mai 2008

Akwavi porta pour la circonstance une robe de chambre en soie brillant, avec des broderies au niveau des seins. Elle enroula ses reins d’un pagne bazin multicolore avec de nombreux dessins évoquant les couleurs et les motifs africains. Sous sa robe, un collant noir protégeant parfaitement son intimité. Elle ouvrit son placard rempli de parfumerie, prit un flacon relativement rond,  ayant un contenu rosé : Un Dolce Gabana !

Lorsqu’elle ôta le capuchon noir, elle se parfuma et cette senteur formidable se répandit dans la pièce. Akwavi ? quelle superbe femme ! Elle vint lentement et sûrement, roulant ses reins, comme une danseuse de tamtam,  s’allonger à côté d’Assoumou, après avoir éclairé cette chambre d’une lumière tamisée provenant d’une lampe de chevet en forme de chandelier.

Il faisait un peu froid, cette nuit là. Juste un peu froid , pour se réchauffer l’un contre l’autre. Elle s’allongea sur le côté, préférant regarder le mur et non son amant qui ne savait plus par où commencer. Assoumou se tourna vers elle et admira cette hanche si ronde, si molle, si harmonieuse et si attirante.

Comment allait-il s’y prendre ? Jusque là, il avait bien conduit sa démarche. Là, il se trouvait en face d’une femme africaine mûre : Selon  Akwavi ,l’acte intime est sacré. Ce n’est pas simplement faire l’amour pour le plaisir.

La relation intime entre un homme et une femme n’est pas un choix fortuit et hasardeux : Elle ne doit pas avoir lieu juste pour assouvir un fantasme ou une expérience recherchant uniquement le contentement personnel.

C’est bien plus que cela. Mêlé son souffle au souffle de son amant  n’est pas une décision à prendre dans la précipitation et l’improvisation : L’amour entre un homme et une femme est un univers profond qui peut perdre ou faire vivre ; qui peut donner le dégout ou de l’intérêt. On ne badine pas avec ce genre de chose.

Il y a une grande différence entre aller avec une femme parce qu’on est victime d’un coup de foudre et prendre une partenaire pour la vie : la durée de l’amour se détermine à partir de ces principes insignifiants, mais fondateurs.

L’amour, hier et aujourd’hui, doit s’inspirer des valeurs sures qui sont la sincérité, l a fidélité et la responsabilité. L’amour n’est pas un jeu d’enfant. C’est une expérience réservée pour les hommes mûrs et faits. Le fait que des aventuriers se soient intéressés à ce domaine, la principe fondateur de la vie est menacée de plus en plus et les vertus de l’amour s’avilissent, comme jamais avant.

La plupart des hommes et des femmes se sont fait mordre par le démon de l’amour facile : aujourd’hui, des familles entières, des nations entières sont détruites à cause des

déceptions et des déviations de tout genre. J’aborde ces aspects par expérience et je veux ramener l’ordre là où il n’existe pas.

Dans la plupart des familles du monde, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui ne peuvent plus se parler ou se regarder dans les yeux à cause des torts faits les uns contre les autres. Personne n’a raison : les torts sont partagés. Oui, j’ai été victime de ceci ou de cela. Oui, j’ai été l’auteur de ceci et de cela. Cela me donne t-il le droit de détruire la vie de l’autre à cause de ma raison légitime ? (A SUIVRE)








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Dimanche 11 mai 2008

La douche avait perdu beaucoup de vapeur liée à cet incident. Akwavi reprit les mêmes mouvements sur le robinet. Après, elle demanda  à Assoumou d’entrer dans la douche, pour achever son bain. Elle tourna le dos à celui-ci qui se rinçait le corps. Il demanda la serviette, elle la lui remit et il s’essuya le corps. Ensuite, il voulut à nouveau porter ses vêtements.

-Asso, mon chéri, je te propose de te recouvrir à l’aide de ce peignoir bleu ciel. Je vais déposer ton linge dans le bac à linge .Pendant que tu seras couché, j’irai très tôt dans l’hyper marché carrefour pour t’acheter d’autres vêtements. Pourquoi es-tu triste ?

-J’ai honte de moi, je me sens très embarrassé, ma colombe.

-Je te supplie de ne  pas te culpabiliser. Chaque jour, on apprend toujours quelque chose de nouveau. Attend moi ici mon amour, je vais te chercher une paire de pantoufle dans ma chambre.

Elle prit les habits d’Assoumou et les mit dans le grand bac à linge et accomplit ce qu’elle avait dit. Elle revint sur le lieu toute souriante , sa denture particulière fut mise en valeur. Elle  accompagna Assoumou  qui éprouva le désir de s’allonger sur le lit de cette chambre.

Akwavi alla à son tour prendre son bain : de sa chambre, Assoumou l’entendait fredonner la chanson de Francklin Boukaka intitulé le bucheron : « Ahééééh Africaééé,ééééh Africaééé,oooh Liberté ! »

Tantot Assoumou sentait l’eau couler dans la douche, tantôt il entendait son amour mimer cette chanson qui ne vieillit pas. Assoumou se souvint du temps où il fut écolier dans le Woleu-Ntem, le Grand Nord, pas le petit, le Grand Nord du Gabon, Nkoume Ekiegn !avec sa belle capitale Oyem, la ville  de ceux  qui connaissent .

Son visage rayonna de joie. Il se souvint donc de cette époque où chaque matin avant d’aller à l’école,il écoutait Francklin Boukaka et parfois Francis Bebey, sans oublier le grand Pierre Claver Zeng Ebome,le fils terrible de la musique fang.

Il se souvint de son ami et frère Alexis Abessolo Mba, Alias Malem Dou.Dans ses moments, il se sentait heureux. Très heureux, comme s’il y était.

Je me pose souvent une question : existe-t-il une frontière palpable entre les souvenirs du passé et ceux du présent ?

A son entrée dans la chambre, Akwavi constata qu’une atmosphère de bonheur avait inondée la salle. Il regarda Assoumou dans les yeux, elle fut foudroyée par la lumière et la puissance de l’amour qui y jaillissaient.(A Suivre)

 

 

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Dimanche 11 mai 2008

Paniqué à la fois par la piqure que le savon procurait dans ses yeux et sa mauvaise connaissance du maniement du robinet à mollette ,Assoumou décida de prendre un peu d’eau dans ses paumes. Elle fut si chaude qu’il  les sentait   bruler. Une idée traversa soudain son esprit : appeler au secours Akwavi.

-Chériiiiiiiie ! Viens rapidement ,s’il te plait !

Elle s’empressa comme un faucon fondant sur un poussin. Lorsqu’elle ouvrit la porte qui mène à la douche, elle constata que la pièce était remplie d’une buée de chaleur ,la bulle de la douche aussi.

 Elle coulissa la porte de la douche pour l’ouvrir, saisit Assoumou par le bras gauche , le tira hors de cette bulle , tendit sa main qui traversa une chaleur consistante. Elle saisit le bout la mollette , l’orienta dans le bon sens et l’eau cessa de couler. Tandis que la chaleur qui s’était bien accumulée augmentait.

Pendant ce temps, Assoumou souffrait en silence parce que ses yeux faisaient mal et les endroits où il avait été brulé légèrement émettaient des douleurs légères. Son cœur battait la chamade. Akwavi se tourna vers lui, prit une nouvelle fois sa main et le conduit vers le lavabo en céramique.

C’était toujours le même type de robinet. Il orienta la mollette dans la bonne direction, l’eau froide commença à couler, leva légèrement la mollette ,l’eau chaude sortit de la bouche du robinet et se mélangea à la première. Il trouva l’équilibre. Avant tout ceci, elle avait pris soin de boucher le fond du lavabo. L’eau s’accumula et elle rinça le visage de son Asso.

 Assoumou ouvrit les yeux, mais ils étaient rouges . Il se sentait très gêné à l’idée que sa nudité avait été vue par Akwavi avant l'acte.Alors que pendant toute cette  affaire, Akwavi n'avait jamais orienté son regard vers les bijoux de famille de son amant.(A SUIVRE)

 

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Vendredi 9 mai 2008

Assoumou avait choisi deux couleurs, le bleu et le jaune. Akwavi les restantes : le rouge et le vert.Les couleurs choisies obéissaient à la logique des origines : dans le choix d’Assoumou,le jaune et le bleu sont les deux couleurs qui représentent l’océan atlantique qui borde son pays et le jaune qui symbolise l’équateur qui traverse le Gabon.

Dans le choix d’Akwavi, il  ya la couleur verte et le rouge qui sont des symboles importants dans son pays. Les deux appartenaient aux peuples les plus nombreux de chaque pays :Akwavi était Ewé et Assoumou, Fang. C’est donc la coexistence pacifique entre deux nations. Quelle richesse !

Ils jouèrent pendant longtemps, avec chaleur, inspiration, stratégie, calcul, blocus, et….Lorsqu’Assoumou vit qu’Akwavi allait gagner, il brouilla les pistes en créant un incident de parcours et le jeu s’arrêta. Akwavi expliquant sa victoire avec respect et Assoumou niant les faits établis.

La nuit commençait à tomber sur Paris. Akwavi se leva et alla allumer l’ensemble des néons qui composait son appartement. Ceci fait, elle demanda à Assoumou de se rendre dans sa chambre pour prendre son bain dans la douche située à proximité.

Elle prit soin de conduire Assoumou dans cette superbe salle de Bain où l’on se lavait dans une bulle, avec un robinet à molette. Akwavi se retira rapidement pour ne pas perturber l’intimité de son amant.

Assoumou ne s’était jamais lavé dans une telle douche : pendant plusieurs minutes, il cherchait comment doser l’eau froide et l’eau chaude. La première fois, il reussit. Il s’enduit le corps avec un savon africain servant à éclaircir le teint. Il prit une lotion en abricot pour purifier son visage des acnés intérieurs.

Au moment où, il chercha à se rincer le corps, il parvint pas à doser l’eau : lorsqu’il orientait la mollette, c’est l’eau froide qui coulait. Lorsqu’il changeait la molette, c’est l’eau très chaude qui coulait et qui commençait à lui brûler la peau. Et la mousse du savon  piquait dans ses yeux.

Assoumou ne voulait pas signaler la situation à Akwavi pour ne pas se faire passer pour un broussard. Akwavi aussi ne pouvait pas venir parce que ce n’est pas très pudique de voir la nudité d’Assoumou , sans son consentement. En tout état de cause, Assoumou souffrait de son ignorance sans qu’ Akwavi ne le sache.(A SUIVRE)

par mba ndema
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Vendredi 9 mai 2008
Assoumou avait choisi deux couleurs, le bleu et le jaune. Akwavi les restantes : le rouge et le vert.Les couleurs choisies obéissaient à la logique des origines : dans le choix d’Assoumou,le jaune et le bleu sont les deux couleurs qui représentent l’océan atlantique qui borde son pays et le jaune qui symbolise l’équateur qui traverse le Gabon. Dans le choix d’Akwavi, il y avait la couleur verte et le rouge qui sont des symboles importants dans son pays. Les deux appartenaient aux peuples les plus nombreux de leur pays :Akwavi était Ewé et Assoumou, Fang. C’est donc la coexistence pacifique entre deux nations. Quelle richesse ! Ils jouèrent pendant longtemps, avec chaleur, inspiration, stratégie, calcul, blocus, et…Lorsqu’Assoumou vit qu’Akwavi allait gagner, il brouilla les pistes en créant un incident de parcours et le jeu s’arrêta. Akwavi expliquant sa victoire avec respect et Assoumou niant les faits établis. La nuit commençait à tomber sur Paris. Akwavi se leva et alla allumer l’ensemble des néons qui composait son appartement. Ceci fait, elle demanda à Assoumou de se rendre dans sa chambre pour prendre son bain ,dans la douche située à proximité. Elle prit soin de le conduire dans cette superbe salle de Bain où l’on se lavait dans une bulle, avec un robinet à molette. Akwavi se retira rapidement pour ne pas perturber l’intimité de son amant. Assoumou ne s’était jamais lavé dans une telle douche : pendant plusieurs minutes, il cherchait comment doser l’eau froide et l’eau chaude. La première fois, il reussit. Il s’enduit le corps avec un savon africain servant à éclaircir le teint. Il prit une lotion en abricot pour purifier son visage des acnés intérieurs. Au moment où, il chercha à se rincer le corps, il parvint pas à doser l’eau : lorsqu’il orientait la mollette, c’est l’eau froide qui coulait. Lorsqu’il changeait l'axe de la molette, c’est l’eau très chaude qui coulait et qui commençait à lui brûler la peau. Et la mousse du savon piquait dans ses yeux. Assoumou ne voulait pas signaler la situation à Akwavi pour ne pas se faire passer pour un broussard. Akwavi aussi ne pouvait pas venir parce que ce n’est pas très pudique de voir la nudité d’Assoumou , sans son consentement. En tout état de cause, Assoumou souffrait de son ignorance sans qu’ Akwavi ne le sache.(A SUIVRE)
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Vendredi 9 mai 2008

-Oh ! Le Gabon n’est pas au bout du monde ! C’est ma cousine Ablavi qui me l’a dit, l’autre soir au téléphone.

-Pourquoi tu t’appelles Akwavi et ta cousine Ablavi ?

-Tu veux tout connaître toi ? Ablavi parce qu’elle est née un mardi et Akwavi parce que je suis venue au monde un mercredi.

-Merci, chérie. Je suis repu !

-Attends un petit instant, je vais prendre un bassinet pour te permettre de laver les mains.

-Elle se leva rapidement et revint avec ce récipient entre les mains.

Assoumou se lava les mains et se les essuya avec un torchon bien propre.

-Oh, cette femme m’apprend à être responsable : elle m’éduque par l’exemple. C’est ce que j’ai toujours cherché, après mes nombreuses déceptions sentimentales.

-Asso ! suis-moi, nous allons sur le balcon arrière, pour nous amuser, en digérant bien.

-Je veux m’allonger pour bien digérer, ma chérie !

-Nous avons toute la nuit, devant nous ?

Ils montèrent sur les marches centrales et prirent le couloir gauche. Ils entrèrent dans la chambre d’Akwavi, la traversèrent jusqu’au fond. Ils franchirent une grande porte en baie vitrée et parvinrent dans le balcon arrière, spacieux et très aéré. 

Il y avait là une tablette en plastique et deux chaises bourrées en rotin. Au coin de la terrasse, il y avait une armoire avec deux tiroirs. Akwavi ouvrit le tiroir supérieur et sortit un jeu de Ludo encastré dans un cadre en bois ayant,dans la partie supérieure, une vitre épaisse et transparente.

 Elle s’empara aussi de seize pions de quatre couleurs différentes : rouge, jaune, vert et bleue. Elle sortit aussi un petit pot et un petit dé ayant, sur différentes faces ,des points noirs sur fond blanc indiquant des chiffres de un à six.

Ils s’assirent une nouvelle fois, face à face. Assoumou était jeune comme nous l’avons déjà dit, mais il était homme par son sexe. Akwavi ne le regardait jamais dans les yeux : elle avait appris cela de sa mère.

Une femme respectueuse ne regarde jamais son fiancé ou son époux dans les yeux. C’est un affront et un manque de respect pour son maitre. Ce n’est pas de la dictature : c’est de la morale dans le couple.(A suivre
)

 

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Vendredi 9 mai 2008

 

Akwavi se souvint de l’époque où elle était mariée avec Kodjovi. Elle ne voulait pas y penser longuement à cause du drame qui y eut lieu, par les contraintes traditionnelles. Elle est restée traumatisée par ce qui arriva à son mari.

Ils commencèrent donc à se servir : Comme en Afrique, l’homme d’abord .Assoumou versa le jus de moyo dans son assiette et il ouvrit l’autre marmite où il prit à l’aide de sa main, une boulette de semoule.  Le fumet de la sauce se répandit dans la salle. Akwavi se servit à son tour et posa la question suivante :

-Pourquoi es-tu silencieux, Asso ?

-Je suis très émerveillé par la façon avec laquelle tu me sers ! Que te ferai-je en retour ,chérie ?

-Ce que j’attends de toi, c’est  que tu sois obéissant à  mes instructions sur nos jours de visite.

-Je ferai de mon mieux pour ne pas te désobéir.

-Comment trouves-tu le repas ?

-Succulent, appétissant, simple et très riche !

-Merci, mon chéri !

-C’est la première fois que je mange cette nourriture !

-C’est normal, en Afrique Centrale, vous mangez de la viande, du poisson, des légumes, dans la sauce de jus de palme, d’arachide, ou d’odika et vous mangez ces sauces avec du manioc, de la banane ou des tubercules de manioc.

-Comment le sais-tu ? ma chérie !(A SUIVRE)

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Vendredi 9 mai 2008

 

-Oh ! On ne fait pas cela à une femme de mon âge, mon amour !

-S’il te plait, madame, ne me permets  pas d’exposer mes gencives sans dents !

Ils éclatèrent de rire à haute voix tous les deux.

-Asso !je ne te suis plus. Sinon, tu ne découvriras pas ma surprise.

Elle vint rapidement poser sur le tabouret un verre à jus et elle y versa le contenu de gingembre. Le salon sur lequel ils étaient assis  appartenait au type Louis XIV, avec un porte téléphone en or.

Quelques mètres plus loin, il y avait une table en bois massif avec deux chaises. Sur la table, il y avait un pot de fleur en porcelaine  contenant des fleurs d’origine Africaine et Française et Asiatique.

Elle prépara la table en y faisant le nécessaire : deux assiettes creuses en porcelaine, deux fourchettes en inox  , deux cuillères de la même matière, deux marmites en aluminium, deux torchons, un petit pot de piment, un pot de sel…Ils s’installèrent et commencèrent à se servir. Il y avait dans une marmite des boulettes de semoule et  dans l’autre la sauce de « moyo », jus de tomates en fruit pimentés aux poissons fumés.

Ils s’y installèrent chacun à sa place, l’un en face de l’autre. Akwavi était très  contente : des longues années se sont écoulées, aucun homme ne s’était retrouvé avec elle autour de la table. Elle comprit la parole de Dieu qui dit « il n’est pas bon que l’homme soit seul, je lui ferai une aide semblable ».

 Nous pouvons aussi dire, par expérience, qu’il n’est pas bon que la femme soit seule : il lui faut une parfaite compagnie, celle d’un homme , son époux si possible. Les femmes ne sont pas faites pour vivre seule : cela arrive par la faute des hommes qui se comportent maladroitement à leur endroit.

Les hommes aussi ne sont pas faits pour vivre seuls : c’est aussi la faute de certaines femmes qui n’ont pas donné à ces derniers, la possibilité d’expérimenter les bienfaits et le bonheur du mariage.(A SUIVRE)

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