Dimanche 11 mai 2008

La douche avait perdu beaucoup de vapeur liée à cet incident. Akwavi reprit les mêmes mouvements sur le robinet. Après, elle demanda  à Assoumou d’entrer dans la douche, pour achever son bain. Elle tourna le dos à celui-ci qui se rinçait le corps. Il demanda la serviette, elle la lui remit et il s’essuya le corps. Ensuite, il voulut à nouveau porter ses vêtements.

-Asso, mon chéri, je te propose de te recouvrir à l’aide de ce peignoir bleu ciel. Je vais déposer ton linge dans le bac à linge .Pendant que tu seras couché, j’irai très tôt dans l’hyper marché carrefour pour t’acheter d’autres vêtements. Pourquoi es-tu triste ?

-J’ai honte de moi, je me sens très embarrassé, ma colombe.

-Je te supplie de ne  pas te culpabiliser. Chaque jour, on apprend toujours quelque chose de nouveau. Attend moi ici mon amour, je vais te chercher une paire de pantoufle dans ma chambre.

Elle prit les habits d’Assoumou et les mit dans le grand bac à linge et accomplit ce qu’elle avait dit. Elle revint sur le lieu toute souriante , sa denture particulière fut mise en valeur. Elle  accompagna Assoumou  qui éprouva le désir de s’allonger sur le lit de cette chambre.

Akwavi alla à son tour prendre son bain : de sa chambre, Assoumou l’entendait fredonner la chanson de Francklin Boukaka intitulé le bucheron : « Ahééééh Africaééé,ééééh Africaééé,oooh Liberté ! »

Tantot Assoumou sentait l’eau couler dans la douche, tantôt il entendait son amour mimer cette chanson qui ne vieillit pas. Assoumou se souvint du temps où il fut écolier dans le Woleu-Ntem, le Grand Nord, pas le petit, le Grand Nord du Gabon, Nkoume Ekiegn !avec sa belle capitale Oyem, la ville  de ceux  qui connaissent .

Son visage rayonna de joie. Il se souvint donc de cette époque où chaque matin avant d’aller à l’école,il écoutait Francklin Boukaka et parfois Francis Bebey, sans oublier le grand Pierre Claver Zeng Ebome,le fils terrible de la musique fang.

Il se souvint de son ami et frère Alexis Abessolo Mba, Alias Malem Dou.Dans ses moments, il se sentait heureux. Très heureux, comme s’il y était.

Je me pose souvent une question : existe-t-il une frontière palpable entre les souvenirs du passé et ceux du présent ?

A son entrée dans la chambre, Akwavi constata qu’une atmosphère de bonheur avait inondée la salle. Il regarda Assoumou dans les yeux, elle fut foudroyée par la lumière et la puissance de l’amour qui y jaillissaient.(A Suivre)

 

 

par mba ndema communauté : BLOGS, en parler ...
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Commentaires

Journée bonne.                      
commentaire n° : 1 posté par : Sév (site web) le: 12/05/2008 11:34:29

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