Jeudi 15 mai 2008

Assoumou voulait bien descendre pour aider sa chérie à porter les différents bagages. Mais il était embarrassé parce qu’il pensait qu’Akwavi pouvait le considérer intérieurement comme un non civilisé,à cause de sa vestimentation. Depuis qu’il avait rencontré Akwavi, il commençait à avoir une autre idée de la femme.

Akwavi déchargea donc le véhicule, en portant ,tour à tour, tout ce qu’elle avait acheté à la gare du nord. Elle déposa les éléments du petit déjeuner à la cuisine : mais, elle ne savait pas exactement ce qu’Assoumou aimerait prendre comme petit déjeuner.

Elle entra dans la chambre où les yeux d’Assoumou brillait d’amour et de joie d’avoir trouvé une femme qui porte à cœur ses problèmes, sans arrières pensées. Jusque là l’idée qu’il avait des femmes se résumait à leur dépendance vis-à-vis des hommes.

Certes, c’était une situation particulière. Mais, un jour, si leur union durait, il pourrait pleinement jouer le rôle qui est le sien ,contre vents et marrées.  Car, dans la vie, il y a toujours des personnes qui passent leur temps à fouiner dans la vie privée des autres.

Ces gens n’ont pas toujours tort dans la mesure où la vie fonctionnent presque toujours avec des valeurs communément admises et qui ,une fois violées, font appel à des interprétations de tout genre.

Un jeune homme  de vingt trois ans qui sort avec une femme de quarante cinq ans est une réalité particulière dans un pays où la plupart du temps, l’homme est toujours plus agé que son épouse, quand ils n’ont pas sensiblement le même âge.

Dans les civilisations africaines cela relève d’une malédiction dans la mesure où les femmes ont des facultés de vieillissement plus avancées que les hommes. Cela, à cause de leur propension à la maternité relative. Dans ces systèmes de pensée, la femme n’est pas un instrument de plaisir, mais un moyen adéquat et responsable de procréation.Ce qui ne signifie nullement que l'acte sexuel en est dépouvu.

Dans les mêmes sociétés, les femmes qui n’ont eu le privilège d’enfanter sont les plus aimées pour  plusieurs raisons : elles sont propres,disponibles pour leur époux ;jouissent

de leur confiance ,garantes de la mystique familiale, et considérablement protégées à cause de leur vulnérabilité quant à leur stérilité matricielle.

Ces femmes  incarnent également la maternité collective. Elles prennent soin de tous les enfants de leur mari, malgré l’hostilité de leurs rivales.

Elles représentent enfin un type de paria dans la famille : on les traite de sorcière parce que n’enfantant pas. A la mort de l’époux, elles subissent un veuvage terrible , inspirée par une vengeance qui tire son origine de leur succès antérieure dans le couple.

Souvent, elles restent fidèles par souvenir de l’amour incomparable du mari  envers elle. Lorsqu’elles sont acculées de toute part,  elle se résignent en disant : « où irai-je encore ? je ne saurai abandonné le foyer de mon époux. J’attends la mort, pour le retrouver dans l’au-delà. »( A SUIVRE)



 

par mba ndema communauté : L'écriture dans tous ses états
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